![]() Convention OSPAR 1 – Qu’est ce que la convention OSPAR : La Convention OSPAR résulte de la fusion et actualisation de 2 conventions régionales de protection de l’environnement : La Convention OSPAR concerne la protection du milieu marin de l’Atlantique Nord-Est. L’objet principal de la convention est fixé par son article 2.1 : « les parties contractantes prennent toutes les mesures possibles afin de prévenir et de supprimer la pollution, ainsi que les mesures nécessaires à la protection de la zone maritime contre les effets préjudiciables des activités humaines, de manière à sauvegarder la santé de l’homme et à préserver les écosystèmes marins et lorsque cela est possible, à rétablir les zones maritimes qui ont subi des effets préjudiciables ». La convention OSPAR s’intéresse à plusieurs types de pollution dont les substances dangereuses (chimiques) les industries pétrolières et gazières, les substances radioactives …
Elle concerne l’Atlantique Nord-Est, y compris la Manche et la mer du Nord Voir carte ci-contre (source http ://www.ecologie.gouv.fr/Convention-deParis-1992-dite.htm) Les parties contractantes : OSPAR réunit 16 parties contractantes : tous les pays riverains de l’Atlantique Nord-Est (Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, France, Irlande, Islande, Norvège, Pays Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède) plus le Luxembourg, la Finlande la Suisse et la Commission Européenne au titre du traité instituant la Communauté Européenne. Les observateurs :
La convention intègre, notamment, les orientations de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, tenue à RIO en 1992. A titre d’exemples on peut citer : A l’article 2 : A l’article 9 :
L’organisation pyramidale comprend : Des comités stratégiques de deuxième niveau : par type de pollution. Le Comité appelé RSC : Radioactive Substances Committee où la France est représenté par le ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie via la DGEMP(1) et divers appuis techniques (ASN, IRSN). Des groupes techniques de troisième niveau : par exemple sur la surveillance continue de l’effet des substances dans le milieu marin. Un secrétariat permanent à Londres qui gère la Convention OSPAR et ses travaux auquel la France est représentée la DGEMP. (1) DGEMP : Direction Générale de l’Energie et des Matières Premières du Ministère de l’Economie, des Fiances et de l’Industrie. NB : la suite du texte concerne exclusivement le RSC : Radioactive Substances Committee.
5.1 – Engagement de Sintra (définition de la stratégie) : Les ministres concernés se sont engagés à : en tenant compte : Les parties contractantes ont présenté un plan national pour la réalisation de l’objectif avec Pour examiner les progrès réalisés, une situation de départ devait être définie. La Commission OSPAR a retenu à Brème en juin 2003 que la « ligne de base » pour les rejets, les concentrations et les doses serait la moyenne des valeurs annuelles de 1995 à 2001, c’est à dire la moyenne centrée sur l’année 1998 (année de la déclaration de Sintra) et un domaine de valeur (+ ou - 1,96 fois l’écart type mesuré pour les années 1995 à 2001). N.B. cette déclaration n’a pas la force contraignante de la Convention Internationale. 5.2 – radionucléides retenus : Dans la première évaluation périodique, les radionucléides étudiés pour les rejets liquides du secteur nucléaire sont : Les concentrations et les doses dans le cadre de la deuxième évaluation périodique portent sur : Compartiment de l’environnement : Les doses ont été calculées à partir des valeurs des concentrations dans l’eau de mer selon une méthode de calcul issue de l’étude MARINA* II convenue par les Parties Contractantes. N.B. pour que se dégage un accord par consensus entre ses membres. (en début 2008 ceci fait toujours l’objet de discussions). 5.3 – Méthodes d’évaluation : Dans la première évaluation périodique, une analyse statistique a été réalisée sur les années 2002-2003-2004 par rapport à la ligne de base de la période 1995-2001. Deux tests statistiques ont été utilisés pour permettre de conclure sur une éventuelle évolution de la quantité rejetée par radionucléide, par région et par partie contractante. 5.4 – Calendrier : 5.4.1 Les évaluations thématiques 2006 : rapport « First periodic evaluation » -.Les rejets des centrales nucléaires françaises ont diminués et sont, en moyenne, inférieurs à celles de la Belgique et de la Suisse. Globalement sur l’ensemble OSPAR, pour l’ensemble de l’industrie nucléaire les rejets α ont augmenté de 2002 à 2004 et baissent en 2005, les rejets β diminuent . fin 2007-début 2008 : « second periodic evaluation ».achèvement des travaux sur les concentrations dans l’environnement et les doses encours de finalisation : fin 2008 : Evaluation (zone restreinte) de l’impact sur la biocénose marine des sources de substances radioactives anthropogéniques (passées, présentes et potentielles). Entre 2010 et 2019 : évaluations générales pour le bilan santé de la zone maritime OSPAR et de ses sous régions. 5.4.2 Les évaluations générales Elles sont également réalisées, ce sont les bilans de santé de la zone maritime OSPAR. Le Q.S.R (Quality Status Report) prévu en 2010, devra répondre aux exigences de l’article 6 de la convention OSPAR et devra, en même temps, se fonder sur l’évaluation réalisée par le Q.S.R 2000 et l’actualiser. Le Q.S.R. 2010 se concentrera sur l’approche écosystémique et sur les questions que traitent les stratégies OSPAR plutôt que sur des questions classées selon diverses disciplines scientifiques. Les objectifs du Q.S .R. qui sont liés les uns aux autres seront atteints essentiellement en évaluant la mise en œuvre des stratégies OSPAR et leur efficacité. Cette efficacité se jugera par l’amélioration de la qualité du milieu marin. Ceci sera réalisé en se fondant sur la série essentielle d’évaluations thématiques réalisées dans le cadre des comités stratégiques présentés au paragraphe 4 ci-dessus. A Brème, en 2003, a été défini au niveau ministériel un programme de travail conjoint avec HELCOM (organisation similaire à OSPAR qui s’occupe de la Mer Baltique) portant sur la création d’un réseau de zones marines protégées. L’objectif du programme de travail est de faire en sorte qu’il existe, d’ici 2010, un réseau écologiquement cohérent de zones marines protégées et bien gérées dans les zones d’HELCOM et d’OSPAR. Dans ce cadre une réunion ministérielle conjointe HECOM – OSPAR est programmé en 2010.
http://www.ospar.org PCN 29/02/08
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