![]() Les polluants de l'air Index ![]() 1 – Les poussières 2 - Le dioxyde de soufre 3 – Les oxydes d’azote NOx : NO et NO2 4 – L’ozone O3 5 – Les chlorofluorocarbures (dits CFC) 6 – Le monoxyde de carbone CO ![]() 7 – Le dioxyde de carboneCO2 8 – Le méthane CH4 9 – Les dioxines 10– Composés organiques volatils COV 11– Les Polluants radioactifs La pollution de l’air peut se définir comme l’ensemble des effets nocifs ou gênants, notamment pour l’homme, liés aux rejets de sous produits organiques ou minéraux, en quantités dépassant les capacités de destruction et de recyclage de l’écosystème. Elle peut être naturelle (poussières liées au volcanisme, radioactivité due au radon par exemple) ou générée par l’activité humaine. Le nombre de polluants atmosphériques est considérable ; certains sont l'objet d'une attention particulière en rapport avec les dangers qu'ils représentent pour la santé humaine ou l'environnement. Certains des polluants figurants ci après font l'objet de fiches détaillées (cf menu ) Les poussières sont émises par les installations industrielles (cimenteries, métallurgie, incinérateurs etc.), les centrales thermiques à fuel ou à charbon, les véhicules (fumées noires) et les
Par exemple le Pinatubo en 1991 libéra 12 millions de tonnes de poussières volcaniques. Les poussières sont nocives pour les voies respiratoires, les plus nocives sont celles dont la taille est inférieure à 10 microns. Celles contenant des métaux lourds (plomb, cadmium, mercure etc.) peuvent entraîner des troubles neurologiques. Les poussières sont arrêtées par la filtration directe des fumées ou détruites dans les pots catalytiques.
sont percés des centaines de petits canaux revêtus d’un catalyseur d’oxydation (platine, rhodium) dans lesquels circule le gaz d’échappement. Ces pots catalytiques ont conduit à l’abandon de l’utilisation du plomb tétraéthyle (poison des catalyseurs) qui a été remplacé par d’autres composés de bon indice d’octane (MTBE etc.)
Le dioxyde de soufre, ou anhydride sulfureux SO2, est à température ambiante, un gaz dense, incolore, corrosif à odeur piquante et irritante. Le dioxyde de soufre (SO2), provenant principalement de la combustion du fuel, autres hydrocarbures et du charbon, dans les installations de chauffage et centrales de production électrique dans lesquelles les impuretés soufrés sont oxydées par l’oxygène de l’air. Sa transformation avec l’oxygène de l’air dans l’atmosphère humide en vésicules d’acide sulfurique contribue au phénomène des pluies acides : SO2 + ½ O2 + H2O → H2SO4. Le dioxyde de soufre provoque par inhalation des pathologies respiratoires, des inflammations bronchiques et l’altération de la fonction respiratoire et des symptômes de toux. Les émissions de SO2 en France ont été en 2001 de 610 K tonnes soit une diminution de 54 % par rapport à celles de 1990. La Directive Européenne impose à la France un niveau maximum de 375 k tonnes en 2010.
Le seuil d’information en France est de 300 μg/m3 3 – Les oxydes d’azote NOx : NO et NO2 (détails dans fiche spécifique) Les oxydes d'azote résultant de la combinaison à haute température entre l'oxygène de l'air et l’azote. Ils sont émis par les installations de combustion mais surtout par les moteurs des véhicules. Les principales sources d’émission en France sont :
leur transformation dans l’atmosphère en vésicules d’acide nitrique HNO3 contribue au phénomène des pluies acides. Les émissions en France en 2001 sont de 1410 k tonnes, soit une diminution de 26 % par rapport à celles de 1990, l’objectif imposé pour 2010 est de 810 k tonnes. Le seuil d’information est de 200 μ/m3. 4 – L’ozone O3 (détails dans fiche spécifique) L'ozone (O3) est un polluant secondaire produit sous l’effet du rayonnement solaire à partir des oxydes d’azote et des hydrocarbures volatils. Il provient pour moitié du transport routier et pour un quart de la production d’énergie.
C'est un composé chimique oxydant très réactif qui provoque des irritations respiratoires et oculaires, génère des essoufflements, augmente les crises d’asthmes. C’est un gaz à effet de serre (bande d’absorption dans les infrarouges de 0,21 μm à 0,29 μm). La diminution de la quantité d’ozone stratosphérique (25 à 40 km d’altitude) estimée à environ 7 % entre 1980 et l’an 2000, augmente le risque de mutation génétique, les cancers de la peau et les cataractes. Le seuil d’information est fixé à 180 μ/m3. Les chlorofluorocarbures ou hydrocarbures fluorés ou hydrocarbures halogénés (CFC) sont des substances gazeuses à température et pression ambiante, stables, incolores, ininflammables, non toxiques et peu coûteux.
Ils se décomposent dans la haute atmosphère en gaz chlore dont chaque molécule peut détruire 100 000 molécules d’ozone de la « couche » d'ozone. Leur durée de vie dans l’atmosphère est supérieure à un siècle. La plupart de la production des CFC ont été interdites par les accords internationaux de Montréal en 1987 et de Londres et sont remplacés par d’autres gaz dont les CHFC (hydrochlorofluorocarbures), le propane et le butane qui ont une contribution plus faible ou nulle pour la destruction de la « couche » d’ozone stratosphérique. Le monoxyde de carbone est un gaz incolore et inodore.
Le monoxyde de carbone (CO) qui des rejets automobiles et des installations de combustion mal réglées, d’où une combustion incomplète des produits. Il est très toxique par inhalation car il se fixe sur l’hémoglobine à la place de l’oxygène et empêche celui-ci d’oxygéner les muscles et le cerveau ce qui peut conduire à la mort. La diminution des émissions dangereuses d’oxyde de carbone s’obtient par un meilleur réglage de la combustion, et pour les automobiles par l’adjonction d’un pot catalytique qui transforme le CO en CO2. Le dioxyde de carbone (CO2), qui est le produit naturel de la combustion carbonée et en particulier Sa teneur moyenne dans l’atmosphère est de 0,0037 % soit 370 ppm.
Le dioxyde de carbone n’est pas un toxique local mais c’est un gaz à effet de serre (bande d’absorption de 13 μm à 17 μm) contribuant à la variation de la température de l’atmosphère. En effet, la terre chauffée par le rayonnement solaire, émet des rayonnements infrarouges, autour de 10 μm. L’augmentation de la quantité de dioxyde de carbone augmente l’absorption des infrarouges réémis et contribue donc à l’augmentation de la température de l’atmosphère (voir fiche DD et effet de serre) Le flux annuel terrestre d’émission et de fixation du CO2 en milliards de tonnes est le suivant :
Photosynthèse* : 8 – Le méthane CH4 (détails dans fiche spécifique) Le méthane est un hydrocarbure de la famille des alcanes. Sa formule chimique est CH4. Il constitue l’essentiel des gisements de gaz naturel (70 à 95 %).
Sa combustion est une source d’énergie : Des quantités importantes de méthane, sous forme d’hydrates sont piégées au fond des mers. Les dioxines sont des composés organiques aromatiques tricycliques polychlorés générés principalement par les incinérateurs et l’industrie sidérurgique.
La quantité annuelle émise en France est d’environ 450 grammes, en diminution de 90 % entre 1985 et 2005 (meilleur conception des incinérateurs et piégeage dans les fumées). L’OMS préconise une dose maximale annuelle admissible de 10 pico gramme TEQ/jour/kg de poids corporel. Les composés organiques volatils, appelés COV constitue une famille de produits qui se retrouvent à l’état gazeux, s’évaporent facilement dans les conditions normales de température et de pression (20° C et 105 P) comme le benzène, le toluène, l’acétone, les alcools légers, le perchloroéthylène, le styrène etc.
Certaines substances comme le benzène sont cancérigènes. Les principales sources d’émission en France sont les solvants et peintures pour 30 %, le transport pour 25 %, l’agriculture pour 20 % et l’utilisation de dégraissants, conservateurs etc.
11 – Les polluants radioactifs (détails dans fiche spécifique) L’air que nous respirons est radioactif comme tout ce qui nous entoure. Ces radioéléments proviennent de sources naturelles :
ou de l’activité humaine :
Le radon 222 est une des principales sources de radioactivité à laquelle l’homme est exposé (environ 37 % de l’exposition moyenne aux rayonnements ionisants de la population française), les autres radioéléments ont un impact moyen inférieur à 1 % de l’exposition totale. PCN 03/20006
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