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Articles du 06/11 au 31/12/2005

 

Les articles sont présentés en ordre chronologique inverse l'index correspondant figure en bas de page.

 

 

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L’avenir de l’énergie nucléaire au 21ème siècle 31/12/2005)

Une importante conférence (ENC 2005) s’est tenue à Versailles des 11 au 14 décembre2005. Le thème général en était l’Energie nucléaire au 21ème siècle et malgré un thème aussi porteur les médias français, bien qu’invités, ne se sont pas déplacés et n’ont donc pas rendu compte du nombre et de la valeur des participants et des communications présentées, c’est dommage car ils ont raté un grand moment tant soufflait à Versailles un vent nouveau : les présents y ont perçu chez beaucoup une bonheur réel.

Les organismes internationaux et les grandes compagnies ont toutes souligné le contexte maintenant favorable au nucléaire, le fait que le monde se réveille aux problèmes de l’énergie mais que compte tenu de l’absence de décisions depuis de nombreuses années dans la plupart des grands pays la dépendance au pétrole et au gaz augmentera presque partout probablement jusqu’en 2030 entraînant d’inquiétants déséquilibres ; tous sont d’accord pour conclure qu’il est néanmoins indispensable que la société civile s’implique pour aider le nucléaire à reprendre son développement électronucléaire et à pénétrer de nouveaux marchés : chaleur, eau potable et hydrogène et, s’agissant du sort des déchets, beaucoup ont souligné que les déchets ne sont plus un problème technique car il y a des réponses et des solutions mais un problème politique et de démocratie, ce dont les populations ne sont pas encore conscientes.

Beaucoup d’orateurs et non des moindres ont manifesté leur confiance : les français (administration, EDF, CEA, AREVA ou SUEZ) avec mesure car certaines décisions doivent encore intervenir dans les deux années à venir, les finlandais avec chaleur car les décisions sont prises et les projets lancés, les représentants des pays de l’Europe de l’est avec espoir, celui de convaincre les bailleurs de fonds, ceux d’Asie (chinois, indiens ou japonais) avec beaucoup de tranquillité convaincus qu’ils sont tous que le recours à l’énergie nucléaire est inéluctable. Donc tous confirmaient les tendances favorables déjà connues.

Il y a cependant une très grande nouveauté : les Etats-Unis, les espoirs en effet n’y sont plus manifestés par des retraités désireux de faire revivre leurs espoirs de jeunesse mais par des responsables bien en place dans l’industrie, le Congrès ou l’administration exprimant tous une réelle euphorie dans un climat radicalement nouveau. Le contexte est en effet le suivant : une nouvelle loi sur l’énergie a enfin été signée, l’industrie a adopté une démarche méthodique et déterminée pour relancer le développement, une opinion publique consciente que les choix des dernières décennies ont conduit à une déplorable dépendance énergétique vis-à-vis de l’étranger que souligne l’augmentation des prix visible à chaque passage à la pompe à essence et celui du chauffage, plus de 40% à la veille de l’hiver…, longtemps perçus comme un frein à la relance du nucléaire, les retards du projet Yukka Mountain (stockage profond des déchets de haute activité) ne sont plus considérés que comme de déplorables péripéties technico/juridico/administatives……bref il va falloir s’accrocher fermement à la locomotive américaine pour rester dans la course.

Lire la note "Actualité sur le programme américain".

 

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OGM: Avenir, espoir de l’agriculture ? (22/12/2005)

Des faucheurs de champs OGM ont été récemment condamnés, ils ont fait appel et il est trop tôt pour savoir si leur condamnation sera confirmée.

Ces condamnations, les problèmes de faim dans le monde, ceux découlant de l’usage intensif des engrais et pesticides, la remise en cause prochaine de la PAC (politique agricole commune), l’avenir de nos agriculteurs…. sont des questions graves et importantes sur lesquelles le non spécialiste a bien du mal à y voir clair tant la désinformation semble occulter les faits.

Nos amis de l’industrie nucléaire sont bien placés pour savoir que toute innovation majeure, les OGM au même titre que le « nucléaire », peut présenter des perspectives intéressantes mais aussi des risques, encore faut-il permettre aux spécialistes d’étudier correctement ces questions et au citoyen de prendre connaissance des différents arguments sans tabous. Sur ce dernier point force est de constater que les choses sont particulièrement ingrates, spécialement en France où l’action de préférence médiatique prime sur l’explication rationnelle.

Pour en savoir plus consulter le document mis en ligne à la rubrique documentation.

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Le nuage de Tchernobyl ,….de nouvelles révélations ? (16/12/2005)

De grands médias français viennent de mettre leurs moyens d’information au service d’organisations hostiles au nucléaire pour évoquer le « véritable mensonge d’Etat » à propos du passage du nuage de Tchernobyl de 1986 et les risques auxquels la population française aurait été exposée afin de protéger l’industrie nucléaire. Ce sujet n’est pas nouveau.

L’objectivité scientifique se trouve une nouvelle fois mise à mal dans une affaire profondément triste : en effet, à l’instigation de mouvements connus pour leurs positions anti-nucléaires, des malades souffrant effectivement du cancer de la thyroïde cherchent à se faire indemniser par l’Etat….alors que le lien entre la pathologie réelle dont ils souffrent et la catastrophe de Tchernobyl est très hautement improbable.

Il est frappant que ces médias si prompts à rendre compte de certains propos peu ou mal étayés restent sourds aux informations que tentent de diffuser courageusement les plus grands spécialistes français en matière de soins de la thyroïde. Le lecteur trouvera ci-après le message publié à leurs frais par 50 d’entre eux, sous le vocable de ‘publicité’, dans le quotidien Libération les 19 et 20 novembre 2005. …..voir cette "publication".

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Que penser des annonces d'implantation d'éoliennes (5 /12/2005)

Il ne se passe guère de semaine sans que la presse et la télévision ne nous abreuvent d’articles et de reportages plus ou moins élogieux sur les éoliennes, soulignant combien la France est en retard dans ce domaine.

Certains reportages se font l’écho de critiques parfois musclées à l’encontre des nuisances sonores ou visuelles de ces épouvantails (certains écrivent épouventails) que sont les éoliennes dont les modèles les plus récents atteignent 130m de haut et ont une puissance maximale de 2,5MWe quand le vent est idéal, soit 20 à 25 m/s. Beaucoup de reportages indiquent les retombées fiscales au plan local sans évoquer le bilan pour la collectivité nationale sauf pour dire que 3000 éoliennes du plus grand modèle suffisent pour remplacer un réacteur EPR de 1600MWe comme celui qu’EDF projette de construire à Flamanville. Essayons d’y voir clair...... .

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Débat public sur la gestion des déchets radioactifs à vie longue (20 novembre 2005).

Le débat public sur la gestion des déchets radioactifs à vie longue fait l’objet de très peu d’échos dans la presse nationale, celle-ci n’a pas repris en particulier le Communiqué commun de cinq associations (AEPN, CNISE, MNLE, SLC et SFEN) qui sont parties prenantes aux travaux de la Commission Particulière du Débat Public. Le titre de ce communiqué émis le 26/09/2005 à Bar-Le-Duc, lieu du premier débat, n’est sans doute pas assez inquiétant : Les déchets radioactifs à vie longue peuvent être gérés de façon sûre. (voir pj).

Pour éviter que les commissaires ne reçoivent que des échos négatifs sur cette question très importante chacun est invité à donner son avis sur le site internet du débat en développant des idées simples mais justes telles que :

  • on sait extraire des déchets ce qui est recyclable et on sait comment conditionner les déchets ultimes ;
  • on sait entreposer les déchets en surface sur les sites des centrales et à La Hague mais un stockage profond est plus sûr qu’une installation en surface ;
  • ceci est d’autant plus vrai qu’on sait rendre réversible pendant longtemps un stockage profond ;
  • il faut bien sûr continuer les études mais il ne sert à rien de multiplier les pistes d’études et de gaspiller les ressources financières ;
  • il ne faut pas traumatiser l’opinion avec les risques de contamination avec un stockage souterrain car l’eau qui remonterait d’un stockage profond mettrait tellement de temps à le faire qu’elle ne serait pas plus radioactive en arrivant dans la biosphère que beaucoup d’eaux minérales de table de consommation courante en arrivant à la biosphère en arrivant à la biosphère, etc..

L’adresse du site www.debatpublic-dechets-radioactifs.org/

 

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La Russie veut accélérer son programme nucléaire (18 novembre 2005).

Le Parlement russe a débloqué des fonds supplémentaires dans le budget 2006 pour accélérer la construction sur le site de Beloïarsk (Oural) de BN-800.
Le projet n’est pas vraiment nouveau puisque la construction a commencé il y a une quinzaine d’années mais il était en panne en raison du manque de crédits, ceux-ci provenant en principe des ventes d’énergie par la Russie. Comme quoi le renchérissement du pétrole et du gaz peut avoir des conséquences favorables pour le développement nucléaire, du moins en Russie.
L’achèvement de la construction est prévue pour 2011 et nécessite au total 40 milliards de roubles (1,5 milliards de $) .
Rappelons que sur le site de Beloïarsk existe déjà le réacteur BN-600, un réacteur rapide de 600 MWe qui fonctionne dans des conditions remarquables.
Rappelons aussi, ce que ne disent pas les dépêches de presse, que le BN-800 comme son prédécesseur BN-600 sont deux réacteurs surgénérateurs, c'est-à-dire des réacteurs qui produisent un peu plus de matières fissiles, uranium et plutonium, qu’ils n’en produisent et qui contribuent à incinérer les déchets à vie longue.

 

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Réponse globale au changement climatique (17 novembre 2005)

L’hiver approche et avec les premiers frimas certains pourraient se dire que le réchauffement de la planète n’est peut-être pas encore une réalité, alors que d’autres pourraient penser, au contraire, qu’il n’est pas assez fort !

L’UARGA vous présente donc le texte de la Déclaration commune des Académies des sciences sur la réponse globale au changement climatique qui a été remise à tous les chefs d’Etat et de Gouvernement réunis en Ecosse en juin dernier, à l’occasion de la dernière réunion du G8. Cette déclaration a été co-signée par les académies d’Allemagne, Brésil, Canada, Chine, Etats-Unis, France, Inde, Italie, Japon, Royaume-Uni et Russie; beaucoup d’autres institutions et personnalités ont ultérieurement adhéré à cette déclaration.

L’UARGA regrette de ne pas avoir diffusé ce texte plus tôt, un texte essentiel qui n’est pas…réchauffé. Pour lire la suite.

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Allemagne: L'accord de grande coalition CDU/CSU-SPD (16 novembre 2005)

Après un suspense de près de 2 mois, l’Allemagne aura bientôt un nouveau Chancelier et un nouveau gouvernement, l'accord de la grande coalition qui a fait l’objet d’un contrat en bonne et due forme venant d’être approuvé par les trois composantes de la nouvelle majorité. Contrairement à ce que d’aucuns espéraient, cet accord ne remet pas en cause l'abandon du nucléaire imposé en 2000 par la précédente coalition Rouge Verte à l’industrie électrique. Il y a à cela au moins deux raisons :

  1. un gouvernement de coalition relativement faible ne pouvait pas remettre en cause une décision phare de la précédente coalition alors que le nucléaire n’avait pas fait débat pendant la campagne électorale ;
  2. les tenants allemands eux-mêmes du nucléaire jugent qu’il sera plus facile dans quelques années de défendre une relance alors que dans les 3 ou 4 années qui viennent il suffit de faire jouer en faveur de deux centrales relativement anciennes (Biblis et Neckarwestheim) une clause figurant dans la décision de 2000. L’application de cette clause n’est cependant pas automatique d’autant que le ministre en charge du dossier sera un SPD favorable à l’arrêt du nucléaire, il est donc permis d’être sceptique.

Une fois de plus, l'option nucléaire, pourtant nécessaire, risque d’avoir été sacrifiée sur l'autel des compromis électoraux, le court terme étant privilégié au long terme, peu importe ce qui arrivera à la planète en 2100, après nous le déluge… ou la sécheresse.

Et pourtant les faits sont là: les émissions de CO2 par tête d'habitant ont été suivant les pays (en tonnes) en 2003:

Suède

Suisse

France

Allemagne

Danemark

USA

5,98

5,96

6,33

10,35

10,43

19,68

 Ainsi, à niveau de vie équivalent, les pays qui ont recours à un mix nucléaire/hydraulique pour produire leur électricité, (Suède, Suisse, France), arrivent largement en tête du palmarès.

L'Allemagne et le Danemark vont continuer à recourir massivement aux énergies fossiles en particulier charbon et lignite. Il est vrai que ce sont les champions de l'éolien, mais cette énergie n'est disponible dans ces pays que moins de 20% du temps ce qui signifie que la réduction des émissions de CO2 attribuable à cette énergie restera en tout état de cause marginale puisque les centrales à combustible fossiles tourneront au moins 80% du temps.

Dommage, c'est une occasion manquée pour l'Europe de s'affirmer comme exemplaire en matière d'utilisation rationnelle de l'énergie.

 

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Les débats publics en cours -déchets et Flamanville 3 (13 novembre 2005)

Se déroulent en France, à l’heure actuelle, deux débats touchant au nucléaire organisés par la Commission du Débat Public : le débat sur les déchets hautement radioactifs et celui sur la construction d’un EPR à Flamanville. Ces deux débats sont en principe indépendants.

Le premier a lieu à l’initiative du gouvernement soucieux de recueillir un maximum d’opinions avant de présenter, en 2006, au Parlement le projet de loi qui fera suite à la Loi dite Bataille, de décembre 1990. Ce débat est prévu se dérouler de septembre 2005 à janvier 2006. Il doit comprendre 15 réunions publiques, 3 à Paris, une en banlieue parisienne et 11 en province.

Le second résulte de la nouvelle procédure de lancement de tout nouveau grand projet conformément à la Loi dite Barnier sur l’environnement. Le débat est prévu de novembre 2005 à février 2006 ; 20 réunions doivent avoir lieu, toutes en province sauf une.

Sauf très épisodiquement, à la faveur d’un coup d’éclat, la presse évoque très peu ces débats qui sont pourtant importants pour le bon fonctionnement d’une démocratie. .... Lire la suite.

 

La compétition s'amorce aux Etats-Unis et Areva est placé (06/11/05)

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>L'électricien américain Constellation Energy annonce (le 27/10) son intention de soumettre à l'autorité de sûreté (NRC) un dossier de permis pour la construction et l'exploitation (Construction and Operation Licence- COL) d'un nouveau réacteur sur le site de Calvert Cliffs ou de Nine Mile Point. Le type de réacteur visé est l "US Evolutionary Power